Georges Eddy Lucien et son nouvel ouvrage : Le lieu à l’épreuve de la complexité appropriations et usages chez Joseph Antenor Firmin

Georges Eddy Lucien est professeur, chercheur et auteur de plusieurs ouvrages. Après ses études de premier cycle universitaire aux départements de sciences sociales et de mathématiques de l’École Normale Supérieure de l’Université d’État d’Haïti, où il est licencié en géographie avec mention urbanisme, il part poursuivre ses études à L’Université des Antilles et de la Guyane (UAG), et devient titulaire d’une maitrise en géographie avec mention Aménagement et d’un master 2 en géographie avec une spécialité.

Après quoi, il part boucler ses études de doctorat en Histoire urbaine à l’Université Toulouse-le-Mirail. Puis, il part à Montréal dans le cadre de son stage postdoctoral en étude urbaine à l’université du Québec.


Parmi ses publications, on retrouve notamment :
« Une modernisation manquée : Port-au-Prince (1915-1956) » qu’il a publié en 2013. Cet ouvrage est la reprise de sa thèse de doctorat soutenue en 2007 à l’Université de Toulouse-Le-Mirail. En novembre de la même année, il reçut un « Award of recognition », pour le même ouvrage.
« Little Haiti, si loin de Dieu et si près du centre-ville de Miami, 2015.
« Le Nord-est d’Haïti, la perle d’un monde fini : entre illusion et réalité » (Open for business), 2018.

Et en cette année 2023, il vient tout juste de publier chez C3 Editions « Le lieu à l’épreuve de la complexité appropriations et usages chez Joseph Antenor Firmin ». Un texte qu’on peut lire comme un roman tant l’écriture est légère et captivante.

Alors, je vous présente un extrait :
« Aussi, le vieil homme amorce sa renaissance. Celle-ci est le début d’une ère qui sonne le glas du système esclavagiste. […] Il s’introduit ainsi dans un monde sans limite. Son lieu est en effet un intervalle ouvert à droite. L’immensité de lieu est associée à un temps indéterminé. Ce sont, rappelle-t-elle, les premiers moments de balbutiements de l’épopée de 1804. Sans limite spatiales et temporelles puisqu’il s’agit, comme le veut Dessalines, de l’exporter partout. Juste et surtout pour un monde libre !
Ce lieu ouvert, proposé par Dessalines, est non hétérogène. C’est un lieu libre sans restriction de liberté. Toutefois, il est dissimilé et délégitimé. Dissimilé ! Cela va de soi puisqu’il remet en question l’ordre social et économique inhumain et inégalitaire de l’époque esclavagiste.
Délégitimé ! Dessalines, dans ce cadre, est campé comme un sauvage… […] mais peu de personnes connaissent la suite ininterrompue des crimes atroces de cet Africain (Dessalines) […] et dont la férocité ne peut être comparée qu’à celle des tigres qui habitent le climat qui le vit naitre. »

Le lieu à l’épreuve de la complexité appropriations et usages chez Joseph Antenor Firmin, p. 47.

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